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dimanche 18 juin 2017 

 

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58.


En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »


 


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: L'homélie est mise à jour le vendredi de chaque semaine

 

 

 HOMELIE

 

Pape  François

 

 

Homélie de Père Louis DATTIN

 

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Père Louis Dattin

Horaire de confession : mardi, mercredi, vendredi et samedi  de 9h à 11h15

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dimanche 18 juin 2017

 

 

FÊTE-DIEU   SAINT-SACREMENT    A

Jn 6, 51-58

 

                   Les dix-neuf martyrs d’Abitène (en actuelle Tunisie) sont arrêtés pour avoir célébré "le Jour du Seigneur" dans leur assemblée. C’était en 304. Le proconsul romain demande à Thélique : «“ Qui est le responsable de l’assemblée ?” »

Il répond : « “ Le prêtre Saturnin et nous tous” ».

On demande alors à Saturnin s’il était le chef et s’il les avait lui-même rassemblés, il répondit : « “Oui, je guide l’assemblée” » mais le lecteur réfutait le prêtre : « “C’est moi, le responsable. C’est dans ma maison que les assemblées se sont tenues” ».

Le proconsul fit alors approcher le lecteur et lui dit :

« “Est-ce dans ta maison que les assemblées se sont tenues contre les édits de l’empereur ?” »

Il lui répondit :

« “C’est chez moi que nous avons célébré le Jour du Seigneur” » mais l’autre lui demanda :

« “Pourquoi les laissais-tu entrer ?” ».

Il répondit : « “Parce qu’ils sont mes frères” ».« “Tu aurais dû les en empêcher ” » dit le proconsul et ce chrétien eut cette réponse sublime : « “Je ne pouvais pas parce que nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie ” ».

« “Je ne pouvais pas parce que nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie ” ». La première merveille de cette réponse ! C’est le sentiment de responsabilité commune des fidèles et des prêtres : ils forment vraiment une communauté qui se sent solidaire. Il n’y a pas d’un côté le seul prêtre responsable et de l’autre des laïcs désengagés. Non, ils forment une famille où chacun   a   son   rôle, où   chacun   se   sent   responsable  de  la communauté, où ils sont unis par une même force intérieure. Ils forment vraiment "corps" : entre eux, il y a l’unité cimentée par l’Eucharistie qu’ils ont consommée ensemble.  C’est ce que vient de nous rappeler St-Paul dans la seconde lecture : « “ Puisqu’il n’y a qu’un seul pain qui est communion au corps du Christ, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part au même pain ” ».

-  La deuxième merveille de ce passage : c’est la réponse du lecteur : « “ Je ne pouvais pas, parce que nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie ” ».

-  Posons-nous la question, frères, en ce dimanche de Fête-Dieu: « “ Est-ce que nous vivons, nous, est-ce-que nous pouvons vivre, sans Eucharistie ? Ou bien l’Eucharistie est-elle vraiment devenue pour nous une nourriture dont nous ne pouvons pas nous passer, sans laquelle nous serions affamés, en manque ?

Allons encore plus loin et posons-nous la question :

« “ l’Eucharistie est-elle vraiment pour nous une nourriture ? Tout simplement et si nous en sommes privés pour une raison ou pour une autre, en avons-nous réellement faim ?

« “ Oui, vraiment, je vous le dis, ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson ” ».

-  Vous savez que l’acte, le réflexe le plus élémentaire, le plus primitif chez l’homme, et il en va de sa vie, c’est de manger : le bébé qui vient de naitre n’a même pas besoin d’apprendre à le faire. Il sait et tout de suite il va téter et c’est capital pour sa survie.

-  Et nous-mêmes, c’est trois fois par jour que nous accomplissons, ce qui n’est pas seulement un rite mais un besoin élémentaire, vital, si bien que le monde moderne a fait de la "grève de la faim" , le  chantage  suprême : « Obtenez-moi ceci ou cela, "sinon je ne mange plus" » c’est-à-dire que je cesse bientôt d’exister. "Se nourrir ou mourir" : tel est le choix pour certains et une triste nécessité pour deux tiers de l’humanité qui, justement, souffrent de cette faim, parce qu’ils n’ont pas assez à manger soit en quantité soit en qualité.

-  « “Je ne pouvais pas les empêcher d’entrer parce que nous ne pouvons pas vivre sans Eucharistie ” » « “Moi, je suis le pain vivant ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ” »

«“ Celui qui mange ma chair  et  boit  mon  sang a la vie éternelle ”».

Quel est l’état de santé spirituelle de celui qui ne communie plus ? De quoi vit- il ? Comment vit- il ? Combien de morts vivants autour de nous, qui ne vivent plus parce qu’ils ne s’alimentent plus ? Et  que penser de ceux qui disent : « “Je suis croyant mais je ne suis pas pratiquant c’est-à-dire « “Je désire vivre mais je ne veux pas m’alimenter !” »

Il n’y a pas à sortir de là, aussi bien dans la vie physique que dans notre vie chrétienne : pour vivre, il faut manger. « “ De même que je vis par le Père qui m’a envoyé, de même aussi, celui qui me mangera, vivra par moi” » « “Celui qui mange de ce pain-là vivra éternellement !” »

C’est clair, c’est net, c’est simple ; celui qui ne mange pas ne peut pas survivre, celui qui mange retrouve des forces et peut agir et développer son énergie ; c’est élémentaire et c’est primordial. A cela, on me dira, et c’est vrai, que dans l’église et à toute messe, il y a deux tables : la table de la Parole, ici, à l’ambon et la table de l’autel, celle du Pain de vie. Je dois me nourrir de la Parole de Dieu : écouter, lire, laisser pénétrer en moi la Parole de  Dieu. « “Ma  nourriture, rappelle  le  Christ, c’est  de  faire  la

volonté  de  mon  père ” ». Au désert, à Satan qui lui propose de manger "en faisant que ces pierres deviennent des pains", Jésus réplique : « “L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ” ». Pain de la Parole que nous assimilons à chaque assemblée par la 1ère lecture, le psaume, la 2ième lecture, l’Evangile et  son commentaire : l’homélie. Nous nous nourrissons réellement de la Parole de Dieu. C’est vrai et c’est absolument nécessaire.

Mais il y a une deuxième table : celle de la Cène : l’autel où, à la communion, nous venons chercher notre ration spirituelle indispensable à toute vie intérieure, à tout régime de baptisé : le Christ lui-même qui se donne en nourriture. « “Oui, vraiment, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme, vous n’avez pas la vie en vous ” ».

On ne peut pas être plus clair : sans communion fréquente, le chrétien ne peut pas tenir le coup, il ne peut pas mener une vie chrétienne sérieuse et soutenue.

« “Pourquoi les laissais-tu entrer ?

« “Parce que je ne pouvais pas les empêcher : nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie ” ».

Ils avaient bien compris, ces chrétiens de l’an 304, l’importance vitale de cette nourriture spirituelle : celle de la Parole de Dieu et celle de son corps livré et de son sang versé. Si nous partageons le pain, comme il nous dit de le faire, nous acceptons de vivre, comme nous le dirons ensemble, tout à l’heure : « “Par lui, avec lui et en lui ” ». Nous acceptons d’être son corps pour le monde, la chair de sa chair : son église heureuse et pauvre, pain rompu, vie donnée. Pardon et paix.

« “ Celui qui mange ma chair demeure en moi et moi en lui ” ».

 

AMEN

Père Louis Dattin 

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